La cause profonde des scandales dans l’Eglise catholique et la souveraineté de Dieu

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Cher ami,

C’est avec un cour affligé que j’ai écrit ces pages sur les causes profondes des scandales actuels dans l’Eglise catholique. Plus que jamais, pourtant, je m’attends à la grâce du Christ Jésus pour que tous ces événements servent à susciter un véritable éveil à l’Evangile. Puisque nous nous adressons à Celui qui peut faire infiniment audelà de tout ce que nous demandons ou pensons, nous prions avec assurance pour une résurrection qui fera passer beaucoup d’âmes de la mort du péché à la vie dans la justice, par la puissance de la grâce qui est en Christ. Je ne demande rien de moins que la résurrection pour ces âmes complètement perdues, ces âmes de prêtres dépravés. Qu’elles passent de la mort du péché à la vie dans la justice ! C’est la prière que j’adresse au Seigneur.

Cet article montre que l’homosexualité des prêtres fait partie des causes profondes du problème ; je sais cependant que les horreurs ne s’arrêtent pas là. Nous avons de la compassion pour les nombreuses fillettes qui ont également subi des sévices, et nous prions du fond du cour pour elles. Sur le site internet “Catholic Survivors First” (priorité aux survivants catholiques), nous lisons : “Quoique les médias traitant des scandales dans l’Eglise catholique aient surtout parlé des victimes masculines, les experts dans ce domaine s’accordent en général à dire que parmi les victimes de sévices infligés par le clergé, entre un tiers et la moitié sont des fillettes.” (Consulter l’adresse : www.survivorsfirst.org/girls.html )

En cette époque qui est la nôtre, que de cours brisés et de vies ravagées ! C’est pourquoi, remplis de la compassion du Seigneur, il nous faut élever la voix et nous écrier : “Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts, et qu’ils revivent !” (Ezéchiel 37:9)

En Dieu se trouve une plénitude de grâce inépuisable, une miséricorde qui ne peut tarir. Quoi que nous demandions dans la prière, Dieu peut faire davantage encore, bien davantage, et même infiniment au-delà. Alors que nous faisons monter vers Dieu nos supplications au sujet de la crise actuelle, que notre foi se nourrisse de Sa Toute-puissance, de Sa Toute-suffisance, de la plénitude de Son amour et de Sa bonté.

Bien à vous, à cause de la grâce de notre précieux Sauveur,

Richard Bennett

Alors que les Etats-Unis sont embourbés dans le scandale des sévices sexuels commis en milieu catholique, on lève également le voile sur des faits semblables dans d’autres pays. “De tous les pays où la mise en lumière de scandales sexuels secoue l’Eglise catholique romaine, l’Irlande est un de ceux qui ont le plus souffert. Au cours de la dernière décennie, cette nation dont les 3,8 millions d’habitants sont en majorité catholiques a exporté dans le monde entier des prêtres formés au sein de son réseau de séminaires (dont beaucoup, à présent, sont fermés) ; mais plus de 100 prêtres y ont été condamnés pour avoir molesté des enfants, ce qui a gravement endommagé les relations entre l’état et l’Eglise. Les évêques reconnaissent souvent qu’ils étaient au courant de plaintes pour sévices, et qu’ils mutaient les prêtres concernés dans d’autres paroisses au lieu d’alerter la police. Ils avouent maintenant que c’est pourtant là ce qu’ils auraient dû faire. Une des premières affaires à être rendues publiques a fait tomber le gouvernement en 1994.” (1) C’est surtout aux Etats-Unis que les scandales ont retenu l’attention du public, mais en réalité, ce scandale touche le monde entier. Les faits sont avérés : dans un grand nombre de pays, des incidents semblables se sont produits. Les cas les plus nombreux sont survenus dans les pays qui comptent le plus grand nombre de catholiques, là où l’on vénère le plus l’Eglise, en Amérique Latine par exemple.

“Du Canada à l’Australie, de l’Afrique du Sud à Hong Kong, et à travers l’Europe depuis l’Irlande jusqu’à la Pologne natale de Jean-Paul II, on tente d’étouffer des affaires de sévices sexuels commis par des membres du clergé ; le problème prend des dimensions mondiales. Au printemps dernier, trois Evêques européens bien connus ont démissionné. Par dizaines, dans le monde entier, d’autres membres du clergé ont comparu en justice, subi des condamnations, ou été publiquement dénoncés pour méfaits sexuels et pour avoir tenté d’étouffer ces méfaits. Ce n’est plus seulement tel ou tel individu qui est en cause, ni même tel ou tel pays : c’est toute une institution.” (Voir l’enquête de B. Whitmore et Ch. Sennott, www.boston.com/globe/spotlight/abuse/print3/121402_failings.htm )

“Dans à peu près deux tiers des cas, les plus hautes autorités catholiques ont permis aux prêtres accusés de sévices sexuels de continuer à travailler. C’est là une politique systématique qui a cours depuis des décennies et qui est encore en vigueur aujourd’hui, comme le démontre une enquête (portant sur trois mois) du quotidien “Dallas Morning News”. Cette étude, la première en son genre, examine les décisions des hautes autorités dans les 178 principaux diocèses catholiques des Etats-Unis, y compris ceux où en l’absence d’un Evêque, les affaires sont momentanément gérées par un remplaçant. La plupart des prêtres qu’on a cherché à couvrir étaient accusés de sévices sexuels sur mineurs, surtout sur des adolescents, mais aussi sur des petites filles ou des jeunes filles. L’enquête portait aussi sur leur penchant sexuel pour les enfants et pour les spectacles pornographiques impliquant des enfants. Dans un des cas, un prêtre avait échangé des e-mails à caractère sexuel avec un correspondant qu’il prenait pour un mineur”.(Voir www.dallasnews.com/cgi-bin/2002/priests.cgi ).

“Aux Etats-Unis, d’après les chiffres les plus récents, plus de 4000 enfants ont été sexuellement molestés par des membres du clergé catholique au cours des dernières décennies. Cela fait beaucoup. Où donc est passée la vigilance qui aurait dû protéger ces innocents des hommes auxquels on leur avait appris à faire toute confiance ? Ce que faisait l’Eglise, nous le savons : elle protégeait ce qui était à elle, tant les hommes que l’institution. Nous savons aussi ce que faisaient les plaignants : ils se soumettaient aux autorités ecclésiastiques qui demandaient à régler ces problèmes-là en secret.” (Voir http://writ.news.findlaw.com/hamilton/20030224.html )

De nombreux Catholiques sont dans une grande colère à cause des sévices commis sur des enfants par leurs prêtres. Ils réclament la révocation des évêques corrompus, des réformes, des réparations, des compensations. De nombreux groupes se sont constitués (2) ; l’une de leurs exigences se traduit par ce mot d’ordre : “Révoquez les évêques corrompus !” (3) D’un côté, les Catholiques demandent que les faits soient rendus publics, mais depuis longtemps le Vatican a donné l’ordre de tenir sous le sceau du secret le plus strict les sévices perpétrés sur des enfants. “Cet ordre, écrit en latin, a été promulgué au Vatican en 1962. Il porte le sceau du Pape Jean XXIII. Le document est rédigé en

ces termes : ‘On doit entourer ces affaires du secret le plus strict. En aucun cas on ne doit rompre le silence. et tous ceux qui ont une relation quelconque avec ce tribunal. doivent toujours, sous peine d’excommunication, considérer ces choses comme un secret du Saint-Office’.” (4) Le souci de ces “Catholiques de base” est tout à fait louable, mais il s’agit simplement de réactions humanistes sincères devant des comportements dépravés.

Discerner la main de Dieu et Sa Providence

Il est indispensable de considérer toute cette crise à la lumière de la souveraineté de Dieu, et de discerner la cause profonde de cette blessure révélatrice, persistante, et combien douloureuse. La doctrine scripturaire de la souveraineté de Dieu nous communique une vision élevée des buts divins. En comprenant la nature de Dieu, nous recevons la sagesse et l’intelligence, parce que “la crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse, et la connaissance du Saint, c’est l’intelligence.” (5) Dieu est le Père et la source de tous les biens. Il n’est pas, Il ne peut en aucun cas être l’auteur ou le partisan d’un mal quel qu’il soit. Selon les paroles de l’Ecriture, nous reconnaissons en Lui la cause et la source de toute chose bonne : “Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières.” (6) Cependant, puisque Dieu contrôle toutes choses, il s’ensuit que le mal aussi est sous le contrôle de Dieu ; dans Sa sagesse parfaite, Il a décrété que ce mal qu’est l’apostasie dominerait tout au long de l’histoire, afin de servir Ses propres buts et Sa propre gloire ! L’apostasie et ses mauvais fruits font partie des décrets éternels de Dieu, révélés par Sa Parole de vérité dans les Ecritures.

L’Eglise Catholique Romaine a apostasié officiellement au Concile de Trente en 1547 quand elle a déclaré : “Si quelqu’un dit que la foi qui justifie n’est autre que la foi en la miséricorde divine qui nous accorde la rémission des péchés pour l’amour de Christ, ou que c’est par cette foi seule que nous sommes justifiés, qu’il soit anathème (=maudit)”. (Concile de Trente, Session VI, 13 janvier 1547, cité par Henry M. Denzinger, dans “The Source of Catholic Dogma”)

Aujourd’hui, pourtant, il semble bien que le Christ Jésus commence à envoyer Ses jugements des temps de la fin sur l’Eglise apostate du Vatican. Sur l’Eglise vient “un mal.qu’aucun de tes enchantements ne saura éloigner”. (8) On entend résonner ce reproche adressé à “la vierge, fille de Babylone” en Esaïe 47:10-11 :”Tu avais confiance dans ta méchanceté, tu disais : Personne ne me voit ! Ta sagesse et ta connaissance t’ont tourné la tête, et tu disais en ton cour : Moi, et rien que moi ! Un malheur viendra sur toi, sans que tu en connaisses l’aurore ; la calamité tombera sur toi, sans que tu puisses la conjurer, et la ruine fondra sur toi tout à coup, à l’improviste”. L’Eglise de Rome a reçu une blessure, et peut-être que tous ses charmes resteront impuissants à l’en délivrer. C’est que “L’Eternel règne ; que les peuples tremblent !” (9) Le Seigneur Dieu gouverne le monde par Sa providence, Il gouverne les vrais croyants par Sa grâce, Il assujettit et juge les systèmes apostats dans Sa justice afin que l’on se repente. Nous ne devons pas seulement croire que le Seigneur est vivant, mais aussi croire qu’Il règne, même au travers des scandales catholiques et de leurs origines !

La cause profonde de la crise

La crise de l’Eglise catholique est homosexuelle avant d’être pédophile. Cependant, la racine véritable de cette calamité est bien plus profonde encore. Elle tire son origine de la doctrine catholique traditionnelle sur le moyen de triompher du mal. Pour régler la question du péché, l’Eglise de Rome propose à ses prêtres et à son peuple de regarder au-dedans d’eux-mêmes pour découvrir leur destinée. Ainsi, elle déclare :

“Voilà pourquoi, en proclamant la très noble vocation de l’homme et en affirmant qu’un germe divin est déposé en lui , ce Saint Synode offre au genre humain la collaboration sincère de l’Eglise pour l’instauration d’une fraternité universelle qui réponde à cette vocation.” (10)

On est là en présence d’un des fondements des religions païennes, qui enseignent qu’en chaque être humain réside une étincelle divine. C’est bien ce qu’enseigne l’hindouisme :”Si vous comprenez ce qu’est le Soi véritable, si vous parvenez à connaître votre propre âme immortelle, vous parviendrez à la connaissance de Brahman lui-même.. (11) Rome persiste dans l’enseignement de cette doctrine païenne selon laquelle il y a en l’homme “un élément divin” : elle en tire les conclusions logiques quand elle cherche à régler la question du mal et des mauvais penchants de l’homme.

“Toutefois, blessé par le péché , il ressent en lui les révoltes du corps. C’est donc la dignité même de l’homme qui exige de lui qu’il glorifie Dieu dans son corps, sans le laisser asservir aux mauvais penchants de son cour. C’est à ces profondeurs qu’il revient lorsqu’il fait retour en lui-même où l’attend ce Dieu qui scrute les cours, et où il décide personnellement de son propre sort sous le regard de Dieu ” (12)

Si un pécheur tente de se mettre en règle avec Dieu en décidant

“personnellement de son propre sort sous le regard de Dieu”, il rabaisse la Personne de Dieu ainsi que Sa Parole écrite. Cette Parole écrite nous fait connaître les dispositions profondes de Dieu, ainsi que le moyen d’être sauvé. Elle proclame que “cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.” (13) Un portrait si glorieux de la nature de Dieu poussera peut-être le pécheur à désespérer de lui-même, et c’est précisément là qu’il doit en arriver. C’est seulement quand il a perdu tout espoir de trouver le moindre secours en lui-même qu’il acceptera de dépendre uniquement de la miséricorde et de la grâce de Dieu. Quand on a été convaincu par le Saint-Esprit qu’il n’y a plus rien à attendre de nos propres ressources intérieures, on reconnaît qu’on est perdu et on fait monter vers Dieu ce cri : “O Dieu, sois miséricordieux envers moi, qui suis un pécheur.” (14) Que Dieu, qui est infiniment miséricordieux, fasse miséricorde à cette personne-là ! Mais le pécheur qui “décide personnellement de son sort sous le regard de Dieu” sera confondu à jamais, et perdu à jamais. C’est ce que nous voyons dans la vie de ces prêtres qui se livrent à des sévices sur enfants.

Un prêtre qui doit se sauver lui-même est privé d’espérance

Voici la doctrine catholique officielle que les prêtres ont apprise et à laquelle ils ont recours quand ils recherchent une aide pour résoudre un problème moral :

“Mais c’est toujours librement que l’homme se tourne vers le bien. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à Lui, s’achever ainsi dans une bienheureuse plénitude. La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure.” (15)

A ceux qui acceptent l’enseignement de Rome au sujet de la dignité de l’homme et de sa capacité à choisir Dieu, nous posons la même question que le Seigneur : “Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres ?” (16) L’eau ne peut pas couler vers le haut ; le pécheur ne peut pas non plus agir contrairement à sa propre nature corrompue. Alors que faire ? Il doit reconnaître qu’il est spirituellement mort, et crier pour être secouru. C’est le Saint-Esprit qui éveille en lui le sens du besoin. Nous entendons le Père et recevons Ses instructions par le Saint-Esprit au travers de Sa Parole écrite. La Parole de Dieu révèle la pensée de Dieu “qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté.” (17) C’est exactement le contraire de ce que proclame Rome : “Dieu a voulu le laisser à son propre conseil.” Ce concept du salut par soi-même est profondément ancré dans le catholicisme, tout comme l’idée que nous dépendons de ses sept sacrements physiques pour obtenir la grâce.(18) L’homme “laissé à son propre conseil”, à “sa

dignité et à sa liberté” : voilà le vin capiteux de l’orgueil trompeur. Cet enseignement-là est à des années-lumière de la conviction que donne le Saint-Esprit, cette conviction qui vient de Dieu seul au travers de Sa Parole écrite. C’est là le type même de l’enseignement qui est la cause principale de la crise morale de l’Eglise catholique. Cela fait des décennies que les Archevêques et les Evêques cachent au public d’atroces comptes-rendus de sévices sur enfants, grâce à un code complexe qui allie la dissimulation aux faux-semblants et aux intimidations. Sous la plus grave des menaces, la peine d’excommunication, depuis 1962 Rome oblige les Cardinaux, les Archevêques et les Evêques à garder le silence sur les sévices sexuels du clergé. La presse a démasqué cette législation secrète. (19) La crise tient aussi pour une large part au grand nombre d’homosexuels dans le clergé. Cette calamité est causée en premier lieu par la manière aberrante de traiter le péché, et en deuxième lieu, par l’homosexualité. (Voir notre analyse des lois sur le célibat des prêtres dans l’article

“Better to Marry than to Burn” : mieux vaut se marier que de brûler.) (20) L’homosexualité dans les Séminaires catholiques

Si ce n’était le témoignage d’ouvrages catholiques (21), on aurait de la peine à admettre la décadence extrême qui sévit dans les séminaires et les universités formant les prêtres. Partout aux Etats-Unis, ils sont envahis par une subculture homosexuelle. L’ouvrage “Goodbye, Good Men” (Adieu, hommes de bien) montre l’influence terrible de l’homosexualité parmi les jeunes dans les séminaires catholiques. Les idéaux de la jeunesse ont été remplacés par des passions contre nature, extrêmement répandues dans de grands séminaires et dans des universités assurant la formation des prêtres aux Etats-Unis. (22)

Donnell Cozzens, un prêtre catholique bien connu, Recteur de St. Mary’s à Cleveland dans l’Ohio (un des séminaires américains les plus en vue), écrit dans son ouvrage sur la prêtrise : “Un reportage NBC sur le célibat du clergé montre que de 23 à 58 pour cent des prêtres ont une orientation homosexuelle. (23) D’autres études font ressortir que la moitié environ des prêtres et des séminaristes américains ont une orientation homosexuelle. D’autre part, le pourcentage de prêtres homosexuels dans les congrégations religieuses serait plus élevé encore. “(24) Puis, avec une certaine nonchalance, Donnell Cozzens déclare: “En ce début de 21 e siècle, on s’aperçoit de plus en plus que la prêtrise devient une profession homosexuelle, et ceux qui connaissent bien le milieu des prêtres contestent rarement ce constat. Il convient donc de se demander si cela a de l’importance ou non. Mais le simple fait de poser la question, n’est-ce pas de l’homophobie, une fois de plus ?” (25)

Puis, sous l’intitulé “La crise gay” , Cozzens déclare : “Les séminaristes “gay” se sentiront probablement à l’aise et chez eux dans un séminaire qui compte une forte proportion d’homosexuels. Ils ont l’impression d’y être à leur place, et leur besoin d’établir des relations profondes avec un autre homosexuel trouve facilement satisfaction. Parce qu’ils reconnaissent instinctivement les autres séminaristes homosexuels, il se forme rapidement des cercles des soutien et de camaraderie. En même temps, le séminariste hétérosexuel ne trouve pas sa place, et voit parfois dans sa déstabilisation intérieure le signe d’une absence de vocation pour la prêtrise. (26) La toute dernière phrase du livre de Cozzens est la suivante : ‘Derrière le visage changeant de la prêtrise demeure le visage salvateur de Jésus le Christ’.”(27)

L’impensable est arrivé

La doctrine du salut par soi-même et l’acceptation de l’homosexualité au sein de la prêtrise (28), voilà les maux profonds qui expliquent les ignominies actuelles. L’impensable est arrivé, mais sans éprouver la moindre gêne, le Vatican continue de proclamer que ses enseignements et sa tradition n’y sont pour rien. Voici une de ses déclarations officielles:

“En tout cas, l’Eglise [catholique] d’Occident ne peut pas faiblir dans la fidélité à la tradition ancienne qui est la sienne ; il n’est pas pensable qu’elle ait pendant des siècles suivi un chemin qui, au lieu de favoriser la richesse spirituelle de chacun et de tout le Peuple de Dieu, ait en quelque façon compromis celle-ci, ou que, par des interventions juridiques arbitraires, elle ait endigué le libre développement des réalités les plus profondes de la nature et de la grâce.” (29)

L’inimaginable s’étale à présent au vu et au su de tous. La tradition en tant que doctrine, et le célibat en tant que pratique sont un échec. La cause essentielle, une fois de plus, se trouve dans la solution

traditionnelle proposée pour venir à bout de “la servitude des passions”. Cette doctrine arrogante qui veut que Dieu consente à accomplir Sa part en raison de notre ” libre choix du bien” est une insulte à Dieu et une négation de l’Evangile. C’est très exactement ce qu’enseigne Rome : voici encore un extrait d’un document officiel du Vatican :

“L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions , par le libre choix du bien, il marche vers sa destinée et prend soin de s’en procurer réellement les moyens par son ingéniosité. Ce n’est toutefois que par le secours de la grâce divine que la liberté humaine, blessée par le péché, peut s’ordonner à Dieu d’une manière effective et intégrale.”(30)

Cette tradition répudie l’une des vérités les plus précieuses enseignées par la Bible, à savoir que Dieu aide ceux qui sont incapables de s’aider eux-mêmes, ceux qui ont essayé bien des fois de s’amender, mais ont échoué à chaque tentative.

L’Evangile du Seigneur Souverain

Le seul remède possible à ces crimes odieux, c’est que les prêtres catholiques et le peuple soient convaincus qu’on est réconcilié avec le Dieu Très Saint par la grâce seule, par la foi seule, en Christ seul, et que toute gloire et toute louange sont pour Dieu seul. Venir au Christ Jésus pour avoir la vie, cela veut dire que dans sa misère le pécheur reconnaît qu’il n’a strictement rien à faire valoir pour obtenir la grâce de Dieu. Il reconnaît que ses forces propres le laissent perdu et privé de toute espérance. Il met sa vie entière à plat devant Dieu, reconnaissant que lui-même mérite une seule chose : la mort et le châtiment éternel. Le pécheur qui vient à Christ pour avoir la vie abandonne toute illusion d’une dignité propre, toute capacité supposée de vaincre ses propres passions. Connaître la vie éternelle, c’est avoir renoncé à toute capacité purement humaine de se sauver soi-même ; c’est se confier sans réserve aucune dans le Seigneur Jésus en tant que Sauveur et Seigneur. “C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,

n’endurcissez pas vos cours, comme lors de la révolte, au jour de la tentation dans le désert.” (31) Recourir à la dignité personnelle et aux capacités personnelles pour échapper à “toute servitude des passions”, c’est pire que de la folie : c’est le moyen, pour une âme, de se damner. Il incombe aux prêtres catholiques et au peuple de prendre les moyens que Dieu a prescrits. Le Seigneur Souverain a montré Sa main, au beau milieu de la crise ! Le pardon des péchés, y compris du péché d’homosexualité, est un cadeau que Dieu fait à celui qui croit. Il l’accorde au croyant à cause de l’ouvre parfaitement achevée de Christ sur la croix. (32) Cet acte de Dieu en Christ Jésus montre Sa grâce envers ceux qui croient, si bien que le regard de la foi se fixe sur Lui seul. “Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul.” (33)

Nous prions pour que les jugements du Seigneur Souverain, quand ils tombent, suscitent de vraies repentances et une foi véritable. Puisque nous sommes en présence de Celui qui est capable de faire bien au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, nous prions avec assurance pour que ces paroles du Seigneur Lui-même s’accomplissent comme jamais auparavant : “Il me dit :

Prophétise, et parle à l’esprit ! Prophétise, fils de l’homme, et dis à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts, et qu’ils revivent.Ils ne se souilleront plus par leurs idoles, par leurs abominations, par toutes leur transgressions ; je les retirerai de tous les lieux qu’ils ont habités et où ils ont péché, et je les purifierai ; ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu.” (34) Le dessein suprême du Seigneur Souverain est d’accorder la grâce régénératrice qui transforme les pécheurs en prémices de Ses créatures, afin qu’ils deviennent la portion du Seigneur, son trésor particulier. Comme l’affirme l’Ecriture : “Il nous a engendrés selon Sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.” (35) Dans le passé, le Seigneur Souverain a souvent manifesté Sa grâce régénératrice, au milieu de maux terribles. Puisse-t-Il le faire encore ! C’est la prière qui monte de nos cours. Que des âmes ressuscitent et passent de la dépravation du péché à la vie dans le Christ Jésus : telle est la bonne nouvelle de l’Evangile, et nous la proclamons !


Richard Bennett P.O. Box 192 Del Valle, TX 7861780192

www.bereanbeacon.org


  1. Voir www.whdh.com/news/articles/world/C16454 (22/08/03)
  2. Réseau des survivants victimes des sévices des prêtres: www.survivorsnetwork.org “Advocate Web” www.advocateweb.org Survivants aux sévices du clergé www.thelinkup.comSoutien aux victimes de sévices sexuels du clergé www.survivorsfirst.org
  3. STTOP : sttop.org/
  4. telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2003/08/18/wvat18.XML&sSheet=/news/2003/08/18/18/ixnewstop.html (21/08/03)
  5. Proverbes 9:10 (libre traduction de la version anglaise “King James”.)
  6. Jacques 1:17
  7. Jean 14:20, Jean 5:43, 1 Jean 2:18, 2 Thessaloniciens 2:3-12, Apocalypse 17 et 18, Matthieu 7:15, Matthieu 24:5, Matthieu 11:24, 1 Jean 4 :1, Timothée 4:1-2, Actes 20:29.
  8. Esaïe 47:11
  9. Psaume 99:1
  10. Documents de Vatican II, “Gaudium et Spes”, 7 déc. 1965, “Le service de l’homme”, paragraphe 2. vatican.va/
  11. Explication de “Atman” et “Brahman”, wsu.edu:8080/~dee/GLOSSARY/BRAHMAN HTM 12/2/2002
  12. Documents de Vatican II, “Gaudium et Spes”7 déc.1965, “Constitution de l’homme”, §14, paragraphes 1 et 2. vatican.va/
  13. Romains 9:16
  14. Luc 18:13
  15. Documents de Vatican II, “Gaudium et Spes”, 7 déc. 1965, Grandeur de la liberté, §17, vatican.va/
  16. Jean 5:44
  17. Ephésiens 1:11
  18. Voir “Catéchisme de l’Eglise Catholique”, Paragraphe 1129: “L’Eglise affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut.
  19. telegram.com/apps/pbcs.dll/frontpage 29/07/03
  20. Voir la rubrique “articles” de notre site “Berean Beacon”, bereanbeacon.org
  21. “Good-bye, Good Men” : How Liberals brought corruption into the Catholic Church (Comment les libéraux ont introduit la corruption dans l’Eglise catholique) Michael S. Ross. Voir aussi : “The Changing Face of the Priesthood,” (Le visage changeant de la prêtrise) du P. Donnell Cozzens.
  22. Voir l’ouvrage “Good-bye, Good Men”, ch. 4, “La subculture homosexuelle: la politique homosexuelle constitue une discrimination à l’encontre des séminaristes hétérosexuels”. Ed. Regency Gateway, Washington, D.C., 2002.
  23. Timothy Unsworth, “The Last Priests in America” (Les derniers prêtres en Amérique) New York, Ed. Crossroad, 1991, p. 248.
  24. “The Changing Face of the Priesthood, a Reflection of the Priest’s Crisis of Soul”, de D. Cozzens, Ed.The Liturgical Press, Collegeville, Minnesota, p. 99, 2002.
  25. p. 107
  26. “The Changing Face of the Priesthood”, p. 135.
  27. p. 143.
  28. Cette tolérance envers l’homosexualité dans le catholicisme est représentée par l’acceptation générale que rencontre le “Mouvement de la Dignité”. “Dignity/USA” est le plus vaste mouvement de catholiques lesbiennes, homosexuels, bisexuels, et transsexuels. Voir : dignityusa.org/whatis.html
  29. Documents du Concile Vatican II, Sacerdotalis Caelibatus, 24 juin 1967
  30. Documents du Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 7 déc. 1965, 1 e partie, §17
  31. Hébreux 3:7-8
  32. Romains 4:5-8 ; II Corinthiens:19-21 ; Romains 3:21-28 ; Tite 3:5-7 ; Ephésiens 1:7 ; Jérémie 23 :6 ; I Corinthiens 30-31 ; Romains 5:17-19.
  33. Romains 5:17.
  34. Ezéchiel 37:9, 23
  35. Jacques 1:18.