Les fraudes vaticanes démasquées

Richard Bennett

Il est capital de mettre à la lumière les réalités inquiétantes qui se dissimulent derrière la structure de l’Église catholique. L’article ci-dessous présente une analyse historique du système papal à la lumière de la Bible, ce qui est indispensable pour pouvoir résister. Combien il est important, devant la Rome papale, de se souvenir que « ceux qui ne retirent pas de leçons de l’histoire sont condamnés à la répéter ». De nombreux chrétiens, y compris dans les églises évangéliques, sont victimes de leur ignorance des procédés du Vatican. Veuillez faire connaître cet article à votre famille et à vos amis, et si possible, le mettre en ligne sur les sites Internet de diverses églises. Merci.

Face aux conséquences du réchauffement planétaire qui passent pour être catastrophiques, le Vatican vient d’appeler les nations à une révolution éthique et économique. Il proclame haut et fort que la destruction de l’écosystème mondial exige un changement de mode de vie et une réduction de la consommation d’énergie si on veut éviter une destruction sans précédent de la planète avant la fin du siècle. Ce n’est là qu’un exemple récent parmi le flot d’ordres que le Vatican déverse sur les habitants de la planète. On semble tellement habitué aujourd’hui  à l’intrusion du Vatican dans les affaires des nations qu’on signale rarement cette manière d’agir ; mais il est temps de montrer le système du Vatican sous son vrai jour.

Le monde est vraiment épris du Pape François. Que ce soit à la télévision, à la radio, sur les sites d’information du web ou dans les vidéos de YouTube, le Pape François est présenté comme le héros infiniment sympathique de notre temps. Toutefois, la plupart des gens méconnaissent le système qui sous-tend ces déclarations du pape. En l’absence de cette « scène papale », la plupart des habitants de la planète ne sauraient même pas qui est l’Argentin Jorge Mario Bergoglio. Le système papal reste inégalé : c’est un système religieux institutionnel, monolithique et planétaire, qui donne l’impression d’être bienveillant et accueillant. La papauté est immensément riche ; sa domination s’étend au monde entier, et elle dicte sa foi à des millions de gens.[1] Elle est la plus vaste organisation au monde, et dans bien des domaines elle fait preuve d’une habileté extraordinaire. Le système papal est une machine bureaucratique élitiste si puissante que même le pape doit se conformer à ses règles ou bien en subir les conséquences. Nous avons un exemple de cela avec l’assassinat du Pape Jean-Paul 1er, Albino Luciani, en septembre 1978, trente-trois jours seulement après son élection.[2] À ce moment-là, l’agence de presse catholique Zenit rapporta les propos du Cardinal Ratzinger : « Ce décès était totalement inattendu. Jean-Paul 1er semblait jouir d’une bonne santé. » Ratzinger était certainement au courant de la mort anormale de plusieurs autres papes. Parmi les nombreux papes assassinés, on compte Étienne II (896-897) qui fut étranglé ; Étienne IX (939-942), suite à des mutilations ; Jean XII (955-964), assassiné ; Benoît VI (973-974), étranglé ; Jean XIV (983-984), qu’on fit mourir de faim ; Grégoire V (996-999), empoisonné ; Damase II (1048), assassiné ; Pie XI, vraisemblablement assassiné. Plus tard, en 2013, Ratzinger, c’est-à-dire le Pape Benoît XVI, semble avoir été contraint de démissionner.

Survol historique du système papal

Au quatrième et au cinquième siècles, alors que les chrétiens n’étaient plus persécutés, et que Constantin avait fait du christianisme la religion officielle de l’empire romain, l’Évangile fut édulcoré et amalgamé à toutes sortes de pratiques et de superstitions païennes. Peu à peu l’esprit de ce monde vint remplacer le culte véritable de Dieu et la conviction intérieure du Saint-Esprit. L’Église, comme on l’appelait, assimila les pratiques de sectes païennes. Dès lors, elle présenta une façade apparemment chrétienne, mais contraire aux Écritures, privée qu’elle était de vie spirituelle et d’expérience chrétienne authentique. L’histoire des « Gens des Vallées », des églises pauliciennes, et plus tard celle des Vaudois montre que « l’Église » se séparait de plus en plus de la véritable foi biblique. C’est pourquoi elle se mit à persécuter férocement tous ceux qui prenaient position pour la vérité révélée du Nouveau Testament.[3] Depuis l’aube de l’époque néo-testamentaire, l’Évangile produisait parmi les croyants une unité interne ; mais le remplacement de l’Évangile par le ritualisme ne produisit plus que l’unité externe et superficielle d’un système institutionnalisé. La dichotomie trompeuse entre clercs et laïcs engendra la domination inepte d’une classe de prêtres et d’évêques. Ces conditions conduisirent à l’installation d’une hiérarchie de clercs qui régnaient et dominaient sur le troupeau de Dieu. Vers la fin du cinquième siècle, ces prétendus « prêtres » eurent la présomption de se prendre pour des médiateurs entre Dieu et les hommes. Ils vinrent prendre la place des premiers pasteurs soumis à l’Évangile, qui avaient seulement enseigné les Écritures. L’Église n’était plus la communauté des croyants en Christ Jésus unis par l’Évangile, mais pour l’essentiel, un système dominé par une hiérarchie d’évêques et de presbytres.[4]

L’accession au pouvoir de ce système religieux en expansion est attribuable à plusieurs faits importants concernant l’Empire romain. En l’an 330, l’Empereur Constantin transféra à Constantinople le siège du pouvoir romain impérial. Le vide politique qui s’ensuivit fut pour le système religieux en développement une occasion de mieux s’emparer du pouvoir civil. D’autre part, les invasions barbares dans l’Empire romain occidental produisirent des bouleversements, puis le chaos, en particulier dans la ville de Rome. Des personnalités religieuses à l’ambition dévorante, se gardant bien de perdre une si belle occasion, mirent progressivement en place ce qui allait devenir la structure du système papal du Saint Empire romain. De plus, en intégrant les barbares dans le système religieux, l’évêque de Rome affermit de plus en plus son siège en tant que facteur essentiel d’unité, pour cimenter une société fragmentée et corrompue. Des ruines chaotiques et branlantes de l’empire impérial d’Occident, il émergea un système papal triomphant qui se mit à s’approprier les prérogatives des Césars. En outre, ce système s’affirma en tant qu’autorité politique, au-dessus de tous les dirigeants, des premiers ministres, et de tous les rois de ce monde ; et en sa qualité d’autorité spirituelle, il n’était soumis à aucun d’eux. Tel fut l’un des combats principaux mené par le « Saint Empire romain » au fil des siècles. Quoique la Réforme du seizième siècle ait fini par lui ôter son statut d’autorité civile, à ce jour le Vatican n’a jamais renoncé à son désir de régner sur le monde tant dans le domaine civil que dans le domaine spirituel.

Les débuts du sacramentalisme

À partir du cinquième siècle et au cours des siècles suivants, de nouvelles tribus barbares désirant faire partie de la chrétienté, le système papal absorba ces populations dans l’état même où elles se trouvaient. Comme ce système religieux de plus en plus conforme à ce monde avait abandonné le véritable Évangile du salut par la grâce seule et par la foi seule, ces peuples ne furent pas appelés à se repentir et à mettre leur foi en Christ. Le système papal se borna à baptiser ces populations pour les intégrer dans ce qu’on appelait « l’Église » et ajouta leurs noms dans ses registres. On est là aux antipodes de l’Évangile, dans lequel l’Esprit et la Parole de Dieu sont inséparables ; l’eau en tant qu’élément physique ne confère pas la grâce. Selon le Nouveau Testament, on parvient à la nouvelle naissance par le Saint-Esprit agissant par la Parole de Dieu. Ainsi l’apôtre Pierre proclame : « Vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. »[5]  Pourtant, la doctrine papale de la prétendue régénération par le baptême d’eau, qui remonte à ces siècles-là, reste en vigueur dans le système catholique actuel. Le Code de Droit canonique papal actuel déclare au canon 849 :

« Le baptême, porte des sacrements, nécessaire au salut, qu’il soit reçu en fait ou du moins désiré, par lequel les êtres humains sont délivrés de leurs péchés, régénérés en enfants de Dieu, et, configurés au Christ par un caractère indélébile sont incorporés à l’Église, n’est conféré validement que par le bain d’eau véritable accompagné de la formule requise. »

Donc dès le cinquième siècle, des hommes portant le titre de « prêtres » eurent la présomption de servir de médiateurs entre Dieu et les hommes.

Mais selon les Écritures, devant le Dieu très saint, l’individu est sauvé par la seule grâce de Dieu. Sur ce point, dans Éphésiens 2.9, l’Écriture est d’une parfaite clarté : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » Éphésiens 2.7 affirme que c’est dans sa bonté pour nous en Jésus-Christ que Dieu manifeste l’infinie richesse de sa grâce, « afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. » Lui seul sauve : et c’est tout le sens de la grâce divine.

À partir du cinquième siècle, cherchant à imiter la grâce salvatrice, le système papal se mit à prétendre que ses sacrements étaient nécessaires au salut. Il fallut plusieurs siècles pour que ce système sacramentel se développe pleinement, au point de comprendre sept sacrements. Mais aujourd’hui l’enseignement papal officiel est le suivant : « L’Église affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. »[6] C’est là le principe directeur du  système papal. Ainsi, le dimanche 3 mai 2015, dans une parfaite obéissance aux principes directeurs du Vatican sur les sacrements, le Pape François a déclaré :

Jésus est la vigne, et à travers Lui… Nous sommes les sarments, et à travers cette parabole Jésus veut nous faire comprendre l’importance de rester unis à Lui…Greffés par le baptême dans le Christ, nous avons reçu de Lui gratuitement le don de la vie nouvelle ; et nous pouvons rester en communion vitale avec le Christ. Il faut rester fidèles au Baptême, et grandir dans l’amitié avec le Seigneur par la prière, la prière de tous les jours, l’écoute et la docilité à sa Parole – lire l’Evangile -, la participation aux Sacrements, spécialement à l’Eucharistie et à la Réconciliation.[7]

La mise en place du système qui a pour tête réelle le pape

L’Empereur Justinien 1er (527-565) a fait plus que tout autre souverain pour établir la suprématie de l’évêque de Rome comme chef du système. Il l’a fait de manière juridique et officielle, plaçant les édits et les règlements purement ecclésiastiques sous le contrôle des lois civiles. L’historien Leroy Edwin Froom résume le processus en ces termes :

« Le troisième grand exploit de Justinien consista à règlementer les questions ecclésiastiques et théologiques, atteignant le comble avec sa Lettre Décrétale Impériale qui établit dans l’Église l’évêque de Rome comme ‘Chef de toutes les saintes églises’, posant ainsi les bases juridiques de la suprématie papale ecclésiastique. »[8]

Ce décret de l’Empereur Justinien ne créa pas la fonction papale, mais mit en place le fondement juridique permettant d’étendre la puissance souveraine de l’évêque de Rome. L’empereur voulait remédier à la ruine de l’empire ; pour ce faire, il imposa l’unité ecclésiastique. L’évêque de Rome devint donc le chef de l’Église impériale. Ainsi le titre de « pape » commença à s’appliquer à l’homme qui occupait le siège épiscopal de Rome, et qui avait désormais toute latitude pour imposer par la coercition le pouvoir civil que lui avait confié le décret de Justinien. Jadis, l’unité de l’Église venait de la conviction morale engendrée par l’Évangile et les Écritures ; des individus sauvés devenaient sel et lumière au sein de leur société civile. Mais au huitième siècle, la papauté mit la main sur le pouvoir civil. La puissance du « système » alla croissant, en même temps que l’immoralité dans la vie de ses dirigeants et dans celle des hommes et des femmes qu’ils contrôlaient.

L’immoralité ouvre la porte au meurtre et à la torture dans l’Église

L’année 1073 marqua un tournant, après des siècles d’immoralité grossière. La norme papale allait désormais devenir la discipline rigoureuse. Dans l’esprit des papes, les convoitises de la chair cédèrent la place à la convoitise du pouvoir absolu, dans le domaine ecclésiastique comme dans le domaine civil. Dès lors, la lignée carolingienne était trop affaiblie pour être capable de tenir en bride les ambitions papales ; le Pape Grégoire VII – appelé également Hildebrand – manifesta plus d’ambition que tous ses prédécesseurs. Il était convaincu que le règne du pape était en fait le règne de Dieu sur terre, et il était décidé à soumettre toutes les autorités et tous les pouvoirs, tant spirituels que temporels, à « la chaire de Pierre ». C’est Grégoire VII qui conçut la structure destinée à devenir l’immense système papal. Son but était d’être le chef suprême et le juge de tous les chefs de l’Église et des états. Extrêmement habile, Grégoire VII comprit que pour régner dans le domaine temporel, la papauté devait se faire passer pour Dieu. En raison de son ambition sans bornes et des immenses richesses que possédait alors la papauté, la mise en œuvre de ce projet était envisageable. Ces manœuvres astucieuses commencèrent déjà à porter du fruit sous le règne de Grégoire (1073-1085). Les Papes Innocent III (1198-1216) et Boniface VIII (1294-1303) peaufinèrent le système papal sur le plan spirituel comme sur le plan temporel. Innocent III proclama une Croisade contre les Albigeois[9], offrant à tous ceux qui s’y engageraient l’entrée directe au ciel sans passage par le « purgatoire ». Ce fut une guerre d’une cruauté inimaginable. Des villages et des villes furent entièrement passés au fil de l’épée ; des milliers de personnes furent brûlées vives, et d’autres subirent des tortures atroces. L’historicité de ces cruautés et de ces meurtres est attestée par de nombreux témoins. Boniface VIII était « obstiné, ambitieux, intelligent, vaniteux, et sans scrupules. Il était intimement convaincu que le pape était littéralement le Vicaire de Christ sur terre et qu’il détenait des pouvoirs extraordinaires. Comme tous ceux qui s’opposaient à lui s’opposaient à Dieu, c’étaient assurément des méchants.[10] On connaît bien sa déclaration dans la bulle Unam Sanctam : « Nous déclarons, disons, définissons et proclamons à toute créature humaine qu’il lui est nécessaire pour son salut d’être soumise au Pontife romain. »[11] Soixante-quinze papes d’affilée, d’Innocent III à Pie VII, approuvèrent les tortures, les meurtres, les mises à mort sur le bûcher, et la confiscation des biens de chrétiens au cours des six siècles où sévit l’Inquisition.[12]

La Réforme glorieuse et la Contre-réforme malfaisante

La Réforme du seizième siècle rétablit dans l’ensemble la foi biblique proclamée par les apôtres. Non seulement la foi biblique fut rétablie, mais partout en Europe le système papal fut ravagé. Les hommes de la Réforme furent, par exemple, Luther à Wittenberg ; Érasme et Colet à Oxford ; Bilney, Latimer, et Cartwright à Cambridge, et Lefèvre et Farel à Paris. Ces leaders de la Réforme étaient les érudits de cette génération. Parfois, comme dans le cas de Théodore de Bèze et de Tyndale, il s’agissait d’hommes de lettres éminents. La Réforme fut un réveil spirituel glorieux. Dans l’ensemble, le système catholique romain répondit à la foi biblique des Réformateurs par la Contre-Réforme. Celle-ci se manifesta surtout par l’influence de l’ordre jésuite en matière de politique et d’éducation. Avec détermination, ces militants que sont les jésuites prirent la tête d’un mouvement destiné à rendre au système catholique la place qu’il avait avant la Réforme. Le but des jésuites était alors (et il est toujours) d’endoctriner les peuples. Les peuples dépourvus de racines bibliques sont notoirement superstitieux et serviles face aux élans religieux sentimentaux et au mysticisme. Parce qu’ils n’ont pas de connaissance assurée de Dieu par Jésus-Christ et par sa Parole écrite, ils sont très attirés par le mysticisme des jésuites. À ces populations dérivant dans les ténèbres spirituelles, le système catholique romain présente à la fois l’autorité spirituelle du pape, ses rites tangibles, et un conditionnement psychologique efficace. Au milieu du dix-septième siècle, l’ordre jésuite comptait des milliers de membres en Europe. Leur mission était ce qu’elle est encore aujourd’hui : miner la confiance dans la Bible en tant que Parole de Dieu, et anéantir les effets de la Réforme. Ultérieurement, ils devinrent l’outil le plus puissant du pape pour détacher la culture occidentale des principes et des libertés bibliques chrétiennes. Les jésuites ont exercé une forte influence politique sur les monarques de par l’Europe. Ils ont conduit pour l’essentiel les efforts de la Contre-Réforme en soutenant l’autorité papale, en rétablissant le système sacramentel, en propageant une version attrayante du mysticisme romain, et en répandant des superstitions au sein de maintes nations touchées par les principes bibliques de la Réforme. Une bonne partie des réalisations de Rome depuis la Réforme, et encore de nos jours, est attribuable aux plans, aux stratégies, et au dévouement fanatique des jésuites. Le 1er juin 2015, le système papal, agissant au travers du pape jésuite François, mettait le Seigneur Jésus-Christ sur le même plan que Mahomet. Le pape a ainsi tenté de nier et de rejeter le caractère absolument unique du Seigneur lui-même et de la foi chrétienne. Il a déclaré très exactement : « Jésus-Christ, Mahomet, Jéhovah, et Allah. Tous ces noms s’emploient pour désigner une seule et même entité de par le monde. »[13] C’est le comble de l’apostasie de la part de la papauté quant à la nature unique du Seigneur Jésus-Christ.

La papauté fait la promotion de son propre système social et culturel

Le concept de « bien commun » fait partie intégrante de la doctrine sociale catholique. Rome définit ainsi « le bien commun » :

Le bien commun ne consiste pas dans la simple somme des biens particuliers de chaque sujet du corps social. Étant à tous et à chacun, il est et demeure commun, car indivisible, et parce qu’il n’est possible qu’ensemble de l’atteindre, de l’accroître et de le conserver, notamment en vue de l’avenir… De fait, le bien commun peut être compris comme la dimension sociale et communautaire du bien moral.[14]

Cette déclaration implique que toutes les possessions, tous les biens, et toutes les denrées ne sont jamais entièrement propriété privée. Ailleurs, le document déclare que la propriété privée ainsi que toutes les denrées restent toujours soumises à la règle qui veut que leur premier bénéficiaire soit toujours « le bien commun ».[15] De plus, le Catéchisme de l’Église catholique déclare :

« Il revient à l’état de défendre et de promouvoir le bien commun de la société civile. Le bien commun de la famille humaine tout entière appelle une organisation de la société internationale. »[16]

En s’alignant sur les tendances actuelles du socialisme, le système papal cherche à s’assurer une position de plus en plus influente dans les milieux séculiers politiques, économiques et sociaux. La doctrine sociale catholique vise un collectivisme de type marxiste, au sein duquel toute personne reçoit une même portion du « bien commun », en raison de ce qu’on appelle sa dignité humaine et ses droits. Ce concept apprend aux gens à dépendre du gouvernement civil, et non à assumer la responsabilité de leur propre vie et de leurs propres choix, comme le demande la Bible. Celle-ci n’enseigne jamais aux croyants à dépendre du gouvernement pour vivre, mais à regarder à Dieu qui pourvoit aux besoins des siens.[17] Mais si on peut écarter la Bible[18] et pervertir l’Évangile, alors l’Église catholique aura de nouveau l’occasion de devenir l’autorité morale internationale, à l’instar de ce qu’elle prétend actuellement être dans les nations essentiellement catholiques.

Conclusion : quelle leçon retirer de tout cela ?

Le système papal s’est formé sous l’Empire romain, puis a survécu à la mort de ce dernier. En 537 Justinien posa les bases juridiques conférant à la papauté le pouvoir civil, qu’elle n’a cessé d’accaparer au cours des dix siècles suivants. Son pouvoir temporel fut mis en échec par la redécouverte de la Bible et de l’Évangile lors de la Réforme au seizième siècle. Ce pouvoir fut limité par les puritains du dix-septième et du dix-huitième siècle. Il échappa néanmoins à la destruction du Saint Empire romain ; le Vatican devint une « nation souveraine » au vingtième siècle, et il s’apprête à poursuivre un rôle important au vingt et unième siècle. Actuellement, le Pape François est la tête visible de l’Église romaine, mais derrière son trône, c’est toujours le système papal qui est au pouvoir. Ce système papal n’est rien de moins qu’une contrefaçon satanique de la véritable Église chrétienne. Il est, en fait, « le mystère de l’iniquité »[19] La conséquence, au fil des siècles, a été le déploiement du système avec toutes les « séductions de l’iniquité ». La marque de cette apostasie est l’hypocrisie et la tromperie. Tout en s’efforçant de maintenir une façade de justice et de sainteté, le système papal apostat voudrait séduire même les élus, si c’était possible.

La véritable Église est l’un des grands mystères révélés par Dieu, et elle se manifeste pleinement sous la Nouvelle Alliance en tant que corps du Seigneur Jésus-Christ.[20] Ainsi  l’Écriture proclame : « Dieu, ayant autrefois parlé à nos pères, à plusieurs reprises et de diverses manières, par les prophètes, nous a parlé en ces derniers temps par son Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses ; par lequel il a aussi fait le monde ; et qui, étant la splendeur de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, ayant opéré par lui-même la purification de nos péchés, s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. »[21] C’est pourquoi la foi chrétienne véritable est centrée sur la Personne du Seigneur Jésus-Christ et non sur un système politico-ecclésiastique.

Contempler la puissance, la sagesse, et la bonté du Père céleste, c’est aussi contempler la puissance, la sagesse, et la bonté du Seigneur Jésus-Christ ; en effet, lui qui est le Médiateur possède en lui-même la nature et les perfections divines. Seul le Seigneur Jésus-Christ nous réconcilie avec Dieu, car juridiquement parlant, il a entièrement réglé la dette de notre péché en se substituant à nous dans sa mort sur la croix. Aucun système ecclésiastique ne peut racheter une âme par des actes rituels, sacramentels, ni par quelque autre moyen. Nous ne pouvons pas non plus nous justifier devant Dieu par nos actions religieuses, qui sont forcément imparfaites et souillées par des motifs égocentriques. L’âme ne parviendra jamais à la paix avec Dieu en s’efforçant de se sauver elle-même par un moyen que Dieu n’accepte pas. Seule l’œuvre expiatoire du Seigneur Jésus-Christ qui a versé son sang pour nous satisfait l’exigence du Dieu très saint et sa loi parfaite. Nous ne sommes sauvés qu’en mettant notre foi en Christ, l’Agneau de Dieu. En plaçant notre foi en lui, nous sommes libérés du châtiment universel de la seconde mort, et nous recevons de Dieu l’assurance que nous sommes acceptés en Christ.[22] Telle est l’unique voie de salut que Dieu le Saint-Esprit valide par son témoignage dans la conscience des hommes.[23] « Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4.12) Comme le déclare la Parole : « Quel autre ai-je au ciel que toi ? Et sur la terre, je ne prends plaisir qu’en toi. »[24] Finalement, ce verset évoque la glorieuse Personne du Seigneur Jésus-Christ, qui se révèle pour communiquer la vie et le salut. Tout à l’opposé, le système papal promet la vie et le salut, mais produit en réalité des rituels asservissants, l’immoralité, et au bout du compte, la mort et la damnation.

Si la Réforme du seizième siècle n’avait pas remis en lumière l’autorité de la Bible seule, avec l’Évangile du salut par grâce, peut-être n’aurait-on jamais remis en question le système papal. Bien que ce système s’affiche encore avec arrogance dans le monde d’aujourd’hui, le Saint-Esprit continue de convaincre des individus quant à leur péché devant le Dieu saint, et il leur envoie la repentance qui mène à la vie dans le Christ Jésus : « Dieu l’a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. »[25]

Les paroles redoutables du Seigneur en Matthieu 7.21 devraient retentir aux oreilles de ceux qui toute leur vie se sont confiés dans le système religieux papal : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Aucun de ceux qui se contentent d’accorder un simple assentiment à l’autorité de Christ, à sa divinité, à sa perfection et au mérite infini de son expiation n’aura de part avec Dieu dans sa gloire : cela est réservé à ceux qui pour être sauvés se confient entièrement en Jésus-Christ seul. Le Seigneur a résumé son commandement en peu de mots en déclarant : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qui l’a envoyé. »[26] De même, Paul et Silas proclament : « Crois au Seigneur Jésus, et tu sera sauvé, toi et ta famille. »[27] L’Évangile de Jésus-Christ demeure, de même que ses droits sur votre vie. Connaissez-vous personnellement le Christ Jésus ? Selon l’abondance de sa grâce, il vous offre l’eau de la vie, bien plus puissante que les maux du péché. Ainsi retentit l’appel du Seigneur dans l’Écriture : « l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne, que celui qui veut prenne l’eau de la vie, gratuitement. »[28]

Le jour où, convaincu de votre péché, vous mettrez votre foi en Christ seul, par la grâce seule et par la foi seule, voyant en lui seul votre garant et votre refuge devant le Dieu très saint, non seulement vous serez libéré de vos péchés, mais encore vous règnerez dans la vie. « Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice règneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul. »[29] Ceux qui reçoivent la grâce abondante que donne Christ ne sont pas seulement rachetés de la domination de la mort ; ils vivent et règnent avec Christ, sanctifiés quotidiennement par sa Parole et par le Saint-Esprit, en communion constante avec lui. Avec lui, ils règneront à jamais et le glorifieront pendant toute l’éternité. Mettez votre foi en lui seul, et en lui vous serez en sécurité, « pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé. »[30] « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »[31]


Richard Bennett, de Berean Beacon.

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[1] Le système papal domine sur plus d’un milliard de Catholiques romains dans le monde.

[2] Voir la traduction française de l’ouvrage « In God’s Name » de David Yallop : « Au Nom de Dieu », Christian Bourgois, éditeur, 1984 et 1989, ISBN 2-267-00381-3

[3] « Je vis cette femme ivre du sang des saints, et du sang des témoins de Jésus. Et en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement. (Apocalypse 17.6)

[4] Voir Wylie, The History of Protestantism, Vol.I, Tome 1, pp. 3 à 14. Voir aussi L’Histoire de la Réformation de Jean-Henri Merle d’Aubigné, Tome 1, pp. 1 à 34. L’historien William Gilly montre qu’au début du cinquième siècle, un Aquitain nommé Vigilantius s’était fermement opposé au développement du système clérical.

[5] 1 Pierre 1.23

[6] Catéchisme de l’Église Catholique, paragr. 1129, Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Éditrice Vaticane, Paris, 1998.

[7] http://www.zenit.org/fr/articles/a-quoi-l-on-reconnait-un-chretien   (Caractères gras ajoutés.)

[8] Voir : The Prophetic Faith of our Fathers, Le Roy Edwin Froom, Tome 1, page 507.

[9] Les Albigeois étaient un groupe chrétien fort influent en raison de leur vie pieuse. Le système romain les condamna. Écrivant en 1838, George Stanley Faber explique de quelle manière la papauté les traita : étant donné le plan des Inquisiteurs en Languedoc, il était moralement impossible à un Albigeois traduit devant leurs tribunaux d’échapper [à l’accusation de manichéisme.]

[10] Voir http://history.boisestate.edu/westciv/babylon/04.htm  accédé le 3/06/2015

[11] Henry Denzinger, The Sources of Catholic Dogma, version révisée par Karl Rahner, Éd. B. Herder Book Co., 1957, # 469

[12] Voir la vidéo 605 années d’Inquisition, https://www.youtube.com/watch?v=tFniD2cDAlo (version sous-titrée en français) Version en anglais : https://www.youtube.com/watch?v=Rx8PdvOELvY

[13] Voir http://nationalreport.net/pope-francis-followers-koran-holy-bible/  accédé le 5 juin 2015.

[14] Compendium de la doctrine sociale de l’Église Catholique, paragraphe 164, http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html#Doctrine%20sociale,%20%C3%A9vang%C3%A9lisation%20et%20promotion%20humaine

[15] Compendium, paragraphes 177 et 178.

[16] Catéchisme de l’Église Catholique, Paragraphe 1927.

[17] Voir Matthieu 6.31-32 : « Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que boirons-nous ? Que mangerons-nous ? … Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. » Hébreux 13.5-7 : « Ne vous livrez donc pas à l’amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez ; car Dieu lui-même dit : Je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point. C’est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien. Que peut me faire un homme ? »

[18] C’est bien là ce qu’on inculque aux étudiants partout dans les établissements d’enseignement supérieur en occident, du moins depuis les années 1960.

[19] Voir 2 Thessaloniciens 2.7b. Cette forme d’iniquité particulière s’est développée peu à peu au sein du système papal alors que l’Empire romain cédait la place au Saint Empire romain.

[20] Le terme « mystère » désigne une réalité qui était jadis cachée, mais qui est maintenant révélée. Un des grands mystères que révèle Dieu dans le Nouveau Testament est le mystère de l’Église. C’est une réalité nouvelle que cette Église composée à la fois de Juifs et de non-Juifs, tous un en Jésus-Christ.

[21] Hébreux 1. 1-3 (Traduction Ostervald)

[22] Éphésiens 1. 3-7

[23] Romains 5.1

[24] Psaume 73. 25

[25] Luc 24.46-47 ; Actes 5.31

[26] Jean 6.29

[27] Actes 16.31

[28] Apocalypse 22.17

[29] Romains 5.17

[30] Éphésiens 1.6

[31] 2 Corinthiens 5.17