Mère Térésa était-elle une âme perdue?

Chers amis,

Pour peu que vous soyez informés, vous savez que dans le monde entier on tient Mère Térésa pour un modèle. Dans une multitude de langues, des livres, des revues, des articles, des DVD et des CD exaltent son action humanitaire, et il existe même des concertos en son honneur. Certains pasteurs la tiennent pour une chrétienne incomparable. Elle est comme entourée d’une aura, si bien qu’un effort considérable s’impose si l’on veut examiner attentivement et objectivement sa vie et ses croyances. Mais comme des millions de personnes subissent son influence, cet examen est indispensable. Avec compassion, le cœur serré, nous allons étudier cette question: Mère Térésa était-elle une âme perdue?

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Bien à vous dans la grâce et l’amour du Seigneur, Richard Bennett

Gonhxa Agnès Bojaxhiu, mieux connue sous le nom vénéré de “Mère Térésa”, passe dans presque tous les milieux pour une chrétienne modèle. Beaucoup pensent que toutes les religions sont des voies légitimes vers Dieu; pour ceux qui raisonnent en ces termes, Mère Térésa est pour notre temps un modèle inégalé. Elle était persuadée que tout être humain peut accéder au ciel quelle que soit sa croyance religieuse. Nombreux, donc, sont ceux qui se disent: “Par ses bonnes actions, Mère Térésa s’est rendue agréable à Dieu. Faire un peu de bien autour de nous, c’est donc avoir, nous aussi, des chances d’aller au ciel.” Si l’on raisonne ainsi, il est naturel de voir en Mère Térésa un modèle universel. D’autre part, personne n’a envie de désapprouver une personne aussi extraordinaire, qui toute sa vie s’est efforcée de faire le bien: aussi abordons-nous un sujet particulièrement sensible. Mais pouvons-nous appliquer à la vie et au message de Mère Térésa d’autres critères que ceux de la Parole écrite de notre Seigneur Jésus-Christ?  Cette étude s’impose d’autant plus qu’à la fin de sa vie elle reconnaissait sa faillite spirituelle, et que dès le début de son parcours elle constatait que son esprit était plongé dans les ténèbres (1). Il nous faut examiner à la lumière de la vérité biblique ces aveux maintes fois réitérés.

Dès le départ, les ténèbres

Née en 1910, Gonxha Bohaxjiu grandit dans une famille catholique très pieuse, et fréquenta une paroisse catholique albanaise des plus ferventes. Elle mit six ans à se décider à entrer dans les ordres, devenant religieuse à l’âge de dix-huit ans. Particulièrement pieuse et fervente, elle était convaincue d’avoir aimé Jésus dès sa plus tendre enfance. “Dès l’âge de cinq ans et demi, écrit-elle, quand je le reçus pour la première fois [le jour de sa “première communion”] j’eus en moi l’amour des âmes. Cet amour se développa avec les années, puis j’arrivai en Inde, espérant sauver beaucoup d’âmes” (2). En route pour l’Inde pour la première fois, elle écrivit à sa famille: “Priez pour votre missionnaire, pour que Jésus l’aide à sauver des ténèbres de l’incrédulité autant d’âmes immortelles que possible” (3). Au bout de neuf années en Inde, elle écrivait à son confesseur, un prêtre jésuite:

“Ne croyez pas que ma vie spirituelle soit un lit de roses: c’est une fleur qui ne se trouve pratiquement jamais sur mon chemin. Bien au contraire, j’ai le plus souvent les ténèbres pour compagnie. Quand l’obscurité s’épaissit (j’ai alors l’impression que je finirai ma vie en enfer) je m’offre simplement à Jésus… J’ai grand besoin de grâce, grand besoin de la force de Christ pour persévérer dans la confiance et dans cet amour aveugle qui ne conduit qu’à Jésus crucifié… Pour rien au monde je ne voudrais renoncer à mes souffrances” (4).

Mais il n’y a qu’un seul Seigneur Jésus-Christ, et un seul Évangile, selon l’avertissement donné par l’Apôtre (5). Quelle tragédie! La correspondance intime de cette femme si profondément consacrée montre qu’elle ne connaissait que les ténèbres du faux évangile, et “l’autre Jésus” de l’Église catholique.

Un chemin de perdition

En avril 1942, Mère Térésa fit un vœu en privé: “Je me liai par un vœu devant Dieu, m’engageant sous peine de péché mortel à lui accorder absolument tout ce qu’il me demanderait, et à ne jamais lui refuser quoi que ce soit” (6). Plus tard elle expliqua qu’elle désirait “offrir à Dieu quelque chose de très beau… sans rien retenir” (7). Son œuvre à Calcutta allait devenir ce “quelque chose de très beau” offert à Dieu. Hélas, sa correspondance personnelle en témoigne sans ambiguïté: à son insu, c’était “un autre Jésus” et non le Seigneur Jésus-Christ qui l’appelait à “offrir à Dieu quelque chose de très beau”.  À l’époque où elle cherchait à convaincre ses supérieurs qu’elle était appelée à fonder un ordre religieux, elle leur adressa de nombreuses lettres. Cette correspondance, à laquelle s’ajoutent d’autres lettres personnelles, reflète sa descente progressive dans des ténèbres de plus en plus épaisses.

Après un premier appel, reçu à l’âge de douze ans, elle prit conscience de son désir “d’apporter la vie de Christ aux populations des pays de mission” (8). À trente-six ans, elle reçut un autre appel “dans le cadre de sa vocation”, en 1946, alors qu’elle se rendait par le train de Calcutta à Lorette. Par la suite elle écrivit: “Dans un train à destination de Darjeeling, le 10 septembre 1946, les M.C. [Missionnaires de la Charité] virent le jour, dans les profondeurs de l’infini désir divin d’aimer et d’être aimé…” (9). “Pendant le premier jour de mon voyage [vers Darjeeling] ‘dans le cadre de ma vocation’ Dieu m’appela à étancher la soif de Jésus, en le servant auprès des plus pauvres d’entre les pauvres” (10). La “Voix” qui s’adressa à elle pendant ce trajet lui reparla bien des fois par la suite, insistant toujours sur la nécessité de fonder une œuvre parmi les plus pauvres. La lettre du 13 janvier 1947 à l’Archevêque Périer en témoigne:

“Un jour pendant la Sainte Communion, j’ai très distinctement entendu la même voix qui disait: ‘Je veux qu’il y ait des religieuses indiennes, des Victimes de mon amour, qui seront à la fois Marthe et Marie, et qui seront si intimement unies à moi qu’elles rayonneront de mon amour pour les âmes… Ta soif pour les âmes t’a amenée jusqu’ici. Crains-tu de faire un pas de plus pour ton Époux, pour moi, pour les âmes? Tu n’as pas donné ta vie pour ces âmes, et c’est pourquoi tu es indifférente à leur sort. Ton cœur n’a jamais été noyé dans la douleur comme le cœur de ma Mère. Pour les âmes, elle et moi avons donné tout ce qui était en nous. Mais toi, qu’as-tu fait? Ta vocation est d’aimer, de souffrir, de sauver des âmes, et en faisant ce pas tu combleras le désir de mon cœur pour toi. Voilà ta vocation’. Cette voix m’a effrayée. J’ai prié Marie notre Mère de demander à Jésus de me dégager de ces exigences. Mais plus je priais, plus la voix retentissait clairement dans mon cœur: ‘Mon enfant, donne-moi des âmes, donne-moi les âmes de ces pauvres enfants des rues – combien je souffre – si seulement tu savais – de voir ces pauvres enfants souillés par le péché. J’aspire à la pureté de leur amour. Si seulement tu voulais répondre à mon appel, et m’amener ces âmes, les arracher des mains du malin… Je languis après ces âmes, je les aime. Vas-tu refuser?’“ (11).

Puis plus tard, la même voix lui dit:

“Mon enfant, viens, porte-moi jusque dans les tanières de ces malheureux. Va, sois ma lumière, je ne puis y aller seul, ils ne me connaissent pas, et ne me désirent donc pas. Va, toi. Va au milieu d’eux, et porte-moi vers eux avec toi. Combien je désire entrer dans ces tanières remplies de ténèbres et de malheur. Va, sois une victime pour elles. En t’immolant par amour pour moi, tu feras qu’elles me voient, me connaissent, et me désirent. Offre encore des sacrifices. Souris plus tendrement, prie avec plus de ferveur, et toutes les difficultés s’effaceront” (12).

Non seulement Mère Térésa entendit à maintes reprises ce qu’elle appelle “la Voix”, lui communiquant toujours le même message; mais elle eut aussi trois visions, qu’elle décrit ainsi:

  1. Je vois une foule immense, toutes sortes de gens. Certains sont extrêmement pauvres, et il y a des enfants. Je suis au milieu d’eux, et tous lèvent les mains vers moi. Ils crient: ‘Viens nous sauver, conduis-nous à Jésus’.
  2. Je revois la même foule. Les visages sont empreints d’une douleur immense: ces gens souffrent énormément. Je suis à genoux à côté de Notre-Dame qui leur fait face… je l’entends dire: ‘Prends soin d’eux, ils sont à moi, conduis-les à Jésus, porte Jésus jusqu’à eux, ne crains rien. Apprends-leur à dire le chapelet; qu’ils disent le chapelet en famille et tout ira bien. Ne crains pas; Jésus et moi serons avec toi et tes enfants.’
  3. La même foule, encore une fois. Elle est plongée dans les ténèbres, mais je la distingue. Notre Seigneur est sur la Croix. Notre-Dame est près de la Croix, et je suis une jeune enfant devant elle. Sa main gauche repose sur mon épaule gauche, et sa main droite tient mon bras droit. L’une et l’autre, nous sommes tournées vers la Croix. Notre Seigneur dit: ‘Je t’ai fait une demande. Eux aussi t’ont fait une demande, et ma Mère t’a fait une demande. Me refuseras-tu de t’occuper d’eux, et de les amener à moi?’

Je réponds: ‘Tu le sais, Jésus, je suis prête à aller vers eux d’un instant à l’autre.’ Depuis [ce temps-là] je n’ai plus rien vu, plus rien entendu, mais je sais que ce que j’ai écrit est vrai. Comme je vous l’ai dit, je ne me fonde pas sur cette voix ni sur ces visions, mais je sais que ce que j’ai écrit est vrai” (13).

La Parole écrite de Dieu, seule vérité qui donne la vie

L’autorité suprême pour le chrétien véritable, c’est la Bible, Parole écrite de Dieu. Quoi de plus clair que cette déclaration du Seigneur lui-même: “À la loi et au témoignage! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple!” (14)  La Parole écrite divine a été exhalée par Dieu (15). C’est elle seule qui établit les normes de la conduite du chrétien. Il n’y a pas d’autre norme. Toute voix qui contredit l’Écriture doit être attribuée à un menteur, à un faussaire, et vient du Malin. Il est navrant de constater que dès sa jeunesse Mère Térésa accepta le faux évangile pratiqué par sa famille, sous l’autorité de l’Église catholique. Elle devint alors religieuse, désirant arracher des âmes aux ténèbres pour les amener à se confier dans l’Église catholique. On a le cœur plus lourd encore en apprenant qu’elle entendit une “Voix” lui transmettre un message anti-biblique accompagné de trois visions, pour lesquelles elle se sacrifia sans réserve, les yeux fermés. Rien de tout cela ne pouvait la rendre agréable à Dieu, mais elle ne le savait pas.

Quelle tragédie! Sa confiance aveugle dans la doctrine catholique et dans les rituels de Rome la rendit vulnérable à ces contrefaçons spirituelles si astucieuses. Ses supérieurs étaient tout aussi impuissants à la protéger. Eux qui devaient examiner son projet de fonder un ordre, ils croyaient et pratiquaient la foi catholique. En toute sincérité, ils vivaient sans jamais le remettre en question un “évangile” incapable de procurer le salut (16).  Se confiant dans la doctrine catholique, Mère Térésa resta prisonnière des ténèbres. Son témoignage montre que les ténèbres ne firent que s’épaissir autour d’elle quand elle se mit à diriger son ordre religieux nouvellement fondé, cet ordre que la “Voix” avait réclamé si impérieusement, le qualifiant de “quelque chose de très beau pour Dieu”. Cette même “Voix” l’avait avertie qu’elle souffrirait beaucoup. Mère Térésa dit qu’elle s’attendait à des souffrances physiques, mais que jamais elle n’aurait cru se retrouver dans une pareille solitude, pour ainsi dire abandonnée de son “Époux”. Dans une lettre datée de 1961, elle écrit:

“Quand j’aide mes Sœurs à trouver l’intimité avec Jésus, quand je leur apprends à l’aimer d’un amour profond, personnel et passionné, combien j’aspire à pouvoir faire de même! De mes propres yeux, je les vois manifester de l’amour pour Dieu, se rapprocher de lui, lui ressembler de plus en plus chaque jour, et moi, Père, je reste seule, vide, exclue, rejetée” (17).

À Neuner, elle écrivait:

Combien mon cœur est froid, vide et douloureux. La Sainte Communion, la Sainte Messe, toutes ces réalités sacrées de la vie spirituelle qui doivent me communiquer la vie de Christ, tout cela est vide, glacial, et ne suscite en moi aucun désir. L’état physique de mes pauvres gens, abandonnés dans la rue, rejetés, sans amour, et dont personne ne veut, voilà l’image exacte de mon propre état spirituel, et de mon amour pour Jésus… (18).

D’un bout à l’autre, les lettres adressées par Mère Térésa à ses intimes montrent que son cœur était étranger à “la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ” (19).  Tout en se consacrant à établir et à organiser son ordre religieux, elle était de plus en plus directement confrontée à cette question fondamentale: quel était l’objet de son espérance et de sa foi? Sa foi tiendrait-elle ses promesses?  Sa correspondance personnelle montre qu’elle a effectivement connu les souffrances promises. Mais pour ce qui est du salut auquel ces souffrances étaient censées conduire (20), une foi de cette nature était totalement impuissante à tenir ses promesses. C’est la Bible, Parole de Dieu, qui permet d’affirmer cela.

Un déni de l’Évangile

Bien des fois dans ses écrits Mère Térésa fait mention de “Jésus”, et très souvent elle termine ses lettres par: “Bien à vous en Jésus, M Térésa MC”. Mais pas une seule fois elle ne se décrit comme une pécheresse qui se confie dans le Christ Jésus pour être sauvée. Elle intervertit même les rôles, car selon elle c’est “Jésus” qui a besoin qu’elle s’offre en sacrifice afin de sauver des vies pour lui; et elle déclare ne pas avoir besoin de son amour, ne pas le désirer. Le “Décret Fondateur” de sa congrégation décrit la nature de l’œuvre de Mère Térésa: “Apaiser la soif de Notre Seigneur Jésus-Christ en sauvant des âmes, par l’observance des trois vœux de Pauvreté, de Chasteté, et d’Obéissance, auxquels vient s’ajouter un quatrième vœu: se consacrer en toute abnégation à s’occuper des pauvres et des démunis qu’écrasent l’indigence et la misère, et qui vivent dans des conditions incompatibles avec la dignité humaine” (21).

C’est on ne peut plus clair: d’après cette définition, le but de cette congrégation est aux antipodes mêmes du message de l’Évangile, selon lequel par la foi seule, le pécheur convaincu de son péché se confie dans le Seigneur Jésus et en lui seul pour être sauvé. Pour Térésa et pour l’ordre qu’elle a fondé, le salut des âmes s’obtenait au moyen de quatre vœux bien précis, qui selon elle, pouvaient apaiser la soif ardente du Seigneur Jésus-Christ.

La correspondance personnelle de Térésa montre clairement qu’elle croit aimer Jésus. Se consacrant éperdument à vivre selon les pensées trompeuses de son propre cœur (22), elle semble n’avoir jamais compris que son message est un déni flagrant de l’Évangile véritable. Ses écrits démontrent qu’elle ignorait tout du véritable moyen d’être réconciliée avec Dieu, du salut qui est un pur don de Dieu, et qui demande qu’on se confie dans la vie parfaite du Christ Jésus et dans son sacrifice. Aucune œuvre bonne ne procure le salut, comme l’Écriture le proclame avec une clarté absolue: “C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi; cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie” (23). Ce “Décret Fondateur” précisant le but primordial de la congrégation de Mère Térésa démontre que ni la fondatrice, ni les autorités catholiques qui accordèrent leur caution officielle ne connaissaient la gloire du Seigneur Jésus-Christ. Le Seigneur a-t-il besoin de nous pour apaiser sa soif ?

C’est pécher gravement que d’entretenir et de répandre une conception anti-biblique du Seigneur Jésus-Christ. L’Écriture nous avertit: “Malheur à ceux… qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres” (24). Aucun doute n’est possible: les écrits de Mère Térésa montrent clairement qu’elle s’est laissé piéger par “un autre Jésus”. Son “Décret Fondateur” et les documents préparatoires à la fondation de l’ordre contredisent la nature même de Christ. Cette “Voix”, qu’elle prenait pour celle de Jésus, et qui lui demandait d’être sa lumière auprès des pauvres et ailleurs, cette “Voix” l’a ancrée dans un faux évangile, qu’elle  pratiqua et prêcha avec une entière consécration. Ce faux évangile est enchâssé dans le “Décret Fondateur” qui est la charte des “Missionnaires de la Charité”.

Il est une parole du Seigneur Jésus-Christ qui donne à réfléchir: “Ceux qui me disent ‘Seigneur, Seigneur!’ n’entreront pas tous dans le Royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux” (25). Combien elle est claire aussi, cette autre parole du Seigneur: “L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé” (26). Dans la parabole du pharisien et du publicain, Jésus a aussi expliqué que pour nous approcher de Dieu, nous devons avoir l’attitude du publicain qui s’écria: “O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur” (27). L’assurance authentique, tout comme la paix avec Dieu, est un pur don de Dieu, comme l’Écriture le proclame merveilleusement: “Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due; et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice” (28).

Un édifice bâti sur le sable des souffrances et des œuvres bonnes

L’idée que nos œuvres bonnes nous rendent agréables à Dieu est le fondement même de la vie de Mère Térésa. Le site “AmericanCatholic.org” décrit sa visite à Cincinnati dans l’Ohio le 7 juin 1981, en soutien à la communauté franciscaine qui voulait célébrer le 800e anniversaire de la naissance de François d’Assise. On lui demanda pourquoi “saint François” avait eu un tel impact sur sa vie. Elle répondit que ce qui la touchait le plus dans la vie de François d’Assise, c’était son baiser au lépreux. La tradition rapporte qu’un jour François rencontra sur son chemin un lépreux à l’aspect si repoussant que personne ne pouvait le saluer. “Mais François rebroussa chemin et l’embrassa”, dit-elle. “C’est ainsi qu’il devint saint François. Cet acte d’abandon créa saint François… Désormais il était prêt à tout donner ! ” (29).  Dans les Constitutions de sa congrégation religieuse, Mère Térésa parle de sauver des âmes “en s’abandonnant”:

“L’amour véritable est un abandon. Plus nous aimons, plus nous nous abandonnons. Si nous aimons réellement les âmes, nous devons être prêtes à prendre leur place, à prendre sur nous leurs péchés pour affronter la colère de Dieu. C’est seulement ainsi que pour elles nous devenons un moyen, et que pour nous elles deviennent une fin.

Nous devons être des holocaustes vivants: le monde a besoin que nous soyons cela pour lui” (30).

Ce que Mère Térésa a écrit et vécu n’est rien d’autre que l’enseignement officiel de l’Église catholique. Le Catéchisme de l’Église Catholique le formule ainsi:

“Appartient également à ce trésor le prix vraiment immense, incommensurable et toujours nouveau qu’ont auprès de Dieu les prières et les bonnes œuvres de la Bienheureuse Vierge Marie et de tous les saints qui se sont sanctifiés par la grâce du Christ en marchant sur ses traces, et ont accompli une œuvre agréable au Père, de sorte qu’en travaillant à leur propre salut, ils ont coopéré également au salut de leurs frères dans l’unité du Corps mystique” (31).

Nous sommes là aux antipodes des Écritures, qui déclarent que toute notre justice propre n’est qu’un vêtement souillé (32). La Parole de Dieu exclut pour nous toute possibilité d’œuvrer en vue de notre propre salut ou celui des autres.  Elle nous montre que la foi est un pur cadeau de Dieu. Relisons encore une fois ce verset: “Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due; et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice” (33).

L’expérience de toute une vie

L’ouvrage plusieurs fois cité ci-dessus, Mother Teresa: Come Be My Light [Mère Térésa: Va, sois ma lumière] est à la disposition du public. Il contient une grande partie de la correspondance de Mère Térésa, portant sur plus de soixante-six ans (34). Il montre qu’elle ignorait tout de l’Évangile biblique. Ses propres écrits attestent que pendant près de cinquante ans, elle n’a pas ressenti la moindre présence du Seigneur dans sa vie. Cette crise semble remonter à l’époque où elle a commencé à prendre soin “des pauvres et des mourants” à Calcutta. Mère Térésa n’a jamais connu d’apaisement, sauf pendant cinq brèves semaines en 1959. Onze ans après la fondation de son ordre, elle décrit son effroyable désespoir dans une lettre au Père Picachy:

On dit qu’en enfer les gens éprouvent des tourments éternels parce qu’ils ont perdu Dieu, et qu’ils arriveraient à accepter toute cette douleur si seulement ils avaient le moindre espoir de pouvoir le posséder un jour. Mon âme ressent justement cette douleur effroyable de la perte, je souffre de ce que Dieu ne veut pas de moi, de ce que Dieu n’est pas Dieu, de ce que Dieu n’existe pas vraiment (Jésus, je t’en prie, pardonne mes blasphèmes: mais on me dit d’écrire tout ce que j’éprouve.)  Ces ténèbres  me cernent de partout – je ne peux pas élever mon âme jusqu’à Dieu – Aucune lumière, aucune inspiration n’entre dans mon âme. Je parle d’aimer les âmes, et d’aimer Dieu tendrement – les paroles sortent de mes paroles [sic – de mes lèvres?] et j’aspire du fond de mon être à les croire. Pourquoi suis-je à l’œuvre? S’il n’y a pas de Dieu, l’âme ne peut pas exister. Si l’âme n’existe pas, alors toi, Jésus, tu n’es pas véridique non plus. Le ciel? Quel vide!  Pas une seule pensée céleste ne pénètre en moi, car il n’y a pas d’espérance. Je crains de décrire toutes ces horreurs qui défilent dans mon âme – elles doivent te blesser” (35).

Le cœur navré, nous constatons que Térésa ne savait pas que le Seigneur seul est source de vie éternelle. Seul Jésus-Christ, la Vérité faite chair, nous donne d’accéder au Père et à la vie éternelle. C’est pourquoi l’Écriture insiste si souvent sur le fait “qu’il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés” (36). Le Seigneur Dieu a fait de lui son seul et unique Médiateur, et ordonne que toutes les bénédictions accordées aux âmes passent exclusivement par lui. “Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ” (37). Non seulement la Bible nous révèle l’identité de Jésus-Christ, mais encore elle refuse à tout autre que lui les rôles qui lui appartiennent. Considérer telle ou telle créature humaine comme un canal de la bénédiction divine, ou prétendre aider Christ à accomplir le salut revient à le renier. Combien il est navrant de constater que c’est justement là ce que Mère Térésa a enseigné et pratiqué. Ainsi, elle écrit à l’Archevêque Périer qu’elle agit au nom de Marie et pour sa gloire, et elle parle du désir qu’à Fatima Marie aurait exprimé de voir des conversions:

“Je demande à votre Grâce [l’Archevêque Périer] de tout remettre au Cœur Immaculé de Marie. Dans d’autres pays, elle accomplit des prodiges; elle le fera aussi pour votre Archidiocèse. Elle veillera tout particulièrement sur vos Missionnaires de la Charité, car en servant les pauvres, notre but est de les conduire à Jésus par Marie, et notre arme principale est le chapelet dit en famille. À Fatima, quel n’était pas son désir de voir les pécheurs se convertir! Nous voulons accomplir la mission de Notre Dame dans les quartiers les plus misérables. Permettez-moi d’y aller, en son nom et pour sa gloire. Puisque Marie est notre Mère, pour la plus grande gloire de sa Mère notre Seigneur ne permettra pas qu’à ses yeux notre œuvre d’amour, notre sacrifice de nousmêmes soit un échec” (38).

Le message essentiel de Fatima est de nature à damner les âmes, et il a encore cours dans le catholicisme romain: “Priez, priez beaucoup. Faites des sacrifices pour les pécheurs. De nombreuses âmes vont en enfer, parce que personne ne veut faire de sacrifices pour elles” (39). Mais seul le Seigneur Jésus-Christ est parfait, et lui seul pouvait offrir pour les pécheurs un sacrifice agréable à Dieu. Comme il l’a lui-même proclamé, son œuvre est “accomplie” (40). Lui, le Christ, est le seul et unique Agneau de Dieu: désormais “il n’y a plus d’offrande pour le péché” (41). La manière dont Mère Térésa élève et glorifie Marie, comme son attachement au message blasphématoire de Fatima, montre à quel point elle était captive de l’enseignement catholique romain. Il est navrant de voir combien elle désirait vivre et mourir pour “le Cœur Immaculé” de Marie. Elle écrivait:

“Aujourd’hui, mon Dieu, combien cette solitude est une torture. Pendant combien de temps faudra-t-il encore que mon cœur souffre de la sorte? Ne permettez pas que je revienne sur le sacrifice que j’ai consenti librement et avec une entière conviction. Cœur Immaculé de ma Mère, ayez pitié de votre pauvre enfant. Pour l’amour de vous, je veux vivre et mourir en tant que M. de la C. [Missionnaire de la Charité] (42).

Sa pensée était comme verrouillée dans cette dévotion, dans cette consécration au “Cœur Immaculé”: il n’est donc pas étonnant qu’elle parle des ténèbres effroyables et de la douleur intense qui l’accablaient alors même qu’elle demandait à Marie d’être sa Mère au sein des ténèbres.

“Je vous en supplie, priez pour moi. Mon attente de Dieu est terriblement douloureuse, et pourtant les ténèbres s’épaississent. Quelle contradiction dans mon âme, quelle souffrance intérieure atroce. Ma notoriété, tout ce que les gens disent, tout cela me laisse complètement indifférente. Veuillez demander à Notre-Dame d’être ma Mère au sein de toutes ces ténèbres” (43).

La correspondance de Mère Térésa est un témoignage de première main sur les tourments causés par le faux évangile qu’on lui avait enseigné. Le plus grave, c’est que malgré ces tourments prolongés et le vide spirituel qu’elle éprouvait, elle semble n’avoir jamais remis en cause ses sources d’autorité. Tous les documents dont on dispose aujourd’hui en témoignent. À la différence de Martin Luther qui dans sa douleur s’était tourné vers les Écritures, Mère Térésa s’est tournée vers ses supérieurs et ses confesseurs. Comme Ignace de Loyola, qui avait fondé l’ordre des Jésuites quatre siècles plus tôt, elle s’est tournée vers les mystiques catholiques. Rien dans sa correspondance n’indique qu’elle ait jamais saisi quoi que ce soit de la vérité biblique. Apparemment, pour douloureuse que fût cette fausse piété, elle ne s’est pas sentie poussée à rechercher la vérité. Ses lettres n’évoquent jamais la question de la vérité: elles ne révèlent que la terrible souffrance de son désespoir et de sa solitude. Quelle tragédie: rien ne donne à penser que Mère Térésa ait jamais reçu l’amour de la vérité (44).

Tout vrai chrétien a reçu “l’Esprit de Vérité” (45), et par cet Esprit, il est indissolublement uni à Jésus-Christ. Celui ou celle qui a Christ comme Sauveur est habité par le Saint-Esprit. Mais si quelqu’un se réclame de Jésus-Christ sans jamais manifester qu’en lui le Saint-Esprit est présent, il ne peut démontrer le bien-fondé de sa déclaration. Aucun test n’est plus simple à appliquer, ni plus déterminant que celui-là. Comme le dit l’Écriture, “Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas” (46). La consolation du SaintEsprit est si essentielle dans la vie chrétienne, que l’Apôtre Paul la qualifie de “consolation éternelle”: “Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos cœurs…” (47). Pour ceux qui sont véritablement sauvés, cette “consolation éternelle” découle de l’amour éternel, de la rédemption éternelle et de la vie éternelle que confère l’Évangile de la grâce.

Un faux œcuménisme

Mère Térésa ne croyait pas seulement qu’on sauvait les âmes au moyen des vœux religieux et en apaisant la soif de Jésus; elle était fermement convaincue de la validité de toutes les religions. À ses yeux, tout être humain était un enfant de Dieu et pouvait parvenir à Dieu quelle que soit sa religion. Dans son discours aux Nations Unies en 1985, elle déclara: “Ni la couleur, ni la religion, ni la nationalité ne devrait nous séparer les uns des autres: nous sommes tous enfants de Dieu” (48). “Les mourants, les infirmes, les malades mentaux, les rejetés, les mal-aimés sont tous Jésus incognito…  [Grâce aux] pauvres, j’ai la possibilité d’être avec Jésus vingt-quatre heures sur vingt-quatre” (49). Elle ajouta: Chaque victime du SIDA est Jésus, sous des apparences pitoyables. Jésus est dans tout un chacun…” (50) Naveen Chawla, son amie de longue date et sa biographe, lui demanda un jour: “Est-ce que vous convertissez les personnes ?” Elle répondit: “Bien entendu. Je fais de vous un meilleur hindou, un meilleur musulman, ou un meilleur protestant. Une fois que vous avez trouvé Dieu, c’est à vous de décider comment vous allez lui rendre un culte” (51). Térésa ne tenait pas compte du fait que le Seigneur lui-même prescrit de quelle manière nous devons lui rendre un culte. Il a décrété que “Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité” (52). En acceptant toutes les religions, Térésa s’est abstenue de mettre sa foi dans le Seigneur de gloire et en lui seul.

En 1986, Bob Bush, ex-prêtre et ancien Jésuite, lui rendit visite dans son quartier général à Calcutta pour lui présenter l’Évangile. Il lui déclara: “Vous-même, et les autres personnes dans les maisons où vous accueillez les mourants, devez comprendre que nous ne sommes réconciliés avec Dieu qu’en nous confiant dans le sacrifice offert par Jésus-Christ pour les pécheurs. Vous devez naître de nouveau par le Saint-Esprit, et mettre votre confiance dans le Seigneur et en lui seul” (53). Elle refusa d’accepter ce message et persista à croire que toutes les religions conduisent à Dieu.

Bientôt “sainte Térésa de Calcutta” ?

Térésa évoquait la possibilité, pour elle-même, de devenir un jour une “sainte” au sens catholique du terme. Elle écrit: “Si jamais je deviens une sainte, je serai sûrement une sainte des ténèbres. Je serai sans cesse absente du ciel pour éclairer les lampes de ceux qui sont dans les ténèbres sur la terre” (54). Cette idée exagérée de sa mission après sa mort n’est rien de moins qu’un blasphème contre Jésus-Christ, à qui ce rôle est exclusivement dévolu. C’est à lui seul que Dieu confie la mission d’être la lumière de “ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort” (55).  Le Seigneur a expressément déclaré être lui-même “la lumière du monde” capable de bannir les ténèbres spirituelles. Il est venu en tant que Dieu de lumière, éclairant la nature réelle de l’humanité, pour que tous ceux qui croient en lui soient délivrés des ténèbres et de la ruine résultant du péché. Cette déclaration de Mère Térésa n’est pas seulement un sacrilège caractérisé: il montre qu’elle ne comprenait pas que le Seigneur JésusChrist est la seule et unique source de lumière dans les ténèbres du monde.

Les démarches entamées par le Pape Jean-Paul II pour faire canoniser Térésa avancent à grands pas. Le simple fait de savoir qu’une procédure de canonisation est en cours pour Mère Térésa la rend d’autant plus attrayante pour les catholiques et les autres habitants de la planète. Théoriquement, selon la doctrine catholique, on ne devrait l’invoquer que lorsqu’elle aura été officiellement déclarée “sainte”; néanmoins, certains catholiques lui adressent déjà des invocations, comme en témoigne un article du magazine “Time” (5 octobre 2007). V.M. Thomas, un prêtre catholique, devait subir une intervention chirurgicale le 6 septembre 2007 (56). En célébrant la messe, il a demandé à l’assistance d’invoquer Mère Térésa en sa faveur. Lorsqu’il revint à l’hôpital pour l’intervention, une radiographie montra que son calcul rénal avait disparu. On a soumis au Vatican un dossier concernant ce miracle supposé, pour hâter la canonisation (déjà rapide) de Mère Térésa (57).

Non seulement le Vatican détermine et publie les noms de ceux qui doivent être considérés comme “saints”, mais encore il encourage l’humanité à entrer en contact avec ces défunts. Le Catéchisme catholique officiel enseigne ce qui suit: “La communion avec les défunts…  Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur. Nous pouvons et devons les prier d’intercéder pour nous et pour le monde entier” (58). La communion supposée avec les morts, et la déification de ces derniers joue un rôle important dans presque tous les systèmes religieux païens. S’adresser aux morts en faveur des vivants est une pratique occulte qui séduit bien des gens. Mais cette communication avec les esprits des défunts est un péché, car l’Écriture l’interdit formellement: “Qu’on ne trouve chez toi personne… qui exerce le métier de devin… ou d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts” (59).

Qu’advient-il de ceux qui marchent dans les pas de Mère Térésa?

L’humanité préfère les ténèbres à la lumière, comme le Seigneur lui-même l’a dit. “Et ce jugement, c’est que, la lumière étant venue dans ce monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière… “ (60). Les ténèbres représentent l’ignorance, l’iniquité, l’erreur, la superstition, tout ce qui s’oppose à la vérité et à la piété biblique. Ces ténèbres, ces superstitions, cet abattement et ce vide qu’engendre le message de Mère Térésa alors que le Vatican l’exalte, tout cela est extrêmement grave. C’est tellement grave que si elle est morte en se confiant dans le dogme catholique qu’elle avait toujours enseigné, son lot après la mort est celui de tous ceux qui croient et enseignent un faux évangile.

Quel malheur d’avoir des sentiments religieux tout en restant privé de la relation salvatrice avec le Seigneur. Le chrétien véritable n’adhère qu’à l’autorité du Dieu Très Saint et de sa Parole écrite. Cette Parole déclare que devant Dieu les hommes sont sauvés par la grâce seule et par la foi seule. Mais ceux qui marchent dans la même foi que Mère Térésa nient ces vérités bibliques fondamentales. Ils rappellent les Pharisiens pieux du temps de Jésus, qui se conformaient à leurs traditions religieuses, mais refusaient d’accepter Jésus, le Messie, le Christ de Dieu. Il y a un message douloureux mais capital à transmettre à ces personnes, celui-là même que Jésus adressait aux Pharisiens: “C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés” (61). Nier que Jésus soit celui qu’il dit être, c’est s’opposer à son message. Ce message est simple mais incontournable. Le Seigneur lui-même dit: “Je suis la vérité, le chemin, et la vie; personne ne vient au Père que par moi” (62). Connaître Jésus-Christ, c’est connaître Dieu.

Beaucoup sont décidés à persévérer dans une “foi” semblable à celle de Mère Térésa; ils croient un mensonge, au détriment de la foi salvatrice authentique dans le Seigneur de Gloire. Combien elle est terrible, la fin de ceux qui ne croient point en lui: “Vous mourrez dans vos péchés”. Celui qui persévère dans son rejet du Christ de Dieu mourra dans ses péchés. Il ne recevra pas le pardon et sera privé d’espérance devant le Seigneur Dieu. Pourtant, peu nombreux sont ceux qu’impressionne cette parole: “Vous mourrez dans vos péchés”. Ils font preuve d’un tragique manque de discernement, ceux pour qui c’est cruellement manquer d’amour que de parler du sort éternel des catholiques et de ceux qui ressemblent à Mère Térésa. Pourtant l’exemple de Jésus-Christ devrait nous servir de leçon. Le Seigneur n’hésitait pas à insister sur cette redoutable vérité: nous ne devrions pas hésiter à le faire non plus. Il faut proclamer cette vérité aujourd’hui. Les hommes et les femmes ne se tourneront pas vers Christ à moins de reconnaître le péril imminent de la colère à venir.

Si quelqu’un entre dans l’éternité en étant “mort dans ses péchés”, alors il sera nécessairement jeté dans l’étang de feu: “C’est la seconde mort” (63). L’Apôtre Paul évoquait clairement ce péril qui menace les hommes: “Lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus” (64). Cette parole ne fait-elle pas voler en éclats le misérable espoir de ceux qui voudraient croire que tous les êtres humains sont des enfants de Dieu, et que Dieu se trouve dans n’importe quelle religion? Combien il est terrible de croire que par nos bonnes œuvres, nous pouvons gagner le salut. Nous supplions le Seigneur Dieu de délivrer de cette ignorance un grand nombre de cœurs et d’esprits, pour que le Saint-Esprit leur donne la vie, les convainque de péché, et leur communique la vraie foi.

Tout comme l’Ancien, le Nouveau Testament nous dit que nous sommes spirituellement morts aux yeux de Dieu. Le péché d’Adam a apporté la mort (65). Le prophète Ézéchiel déclare: “L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra” (66). L’Apôtre Paul nous rappelle que “le salaire du péché, c’est la mort” (67). Et l’Apôtre Pierre proclame le glorieux message de l’Évangile: “Vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache” (68).

À grand prix, le Christ Jésus a acquis la vie éternelle pour tous ceux qui mettent leur foi en lui. Lui seul détient l’autorité et la puissance de donner la vie. Pour nous en assurer, il nous dit: “Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe… Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent” (69).


Notes:

  1. Mother Teresa: Come Be My Light, the Private Writings of the “Saint of Calcutta”: écrits réunis et commentés par Brian Kolodiejchuck, MC (Editions Doubleday, USA, 2007) p. 20. Voir aussi les chapitres 8 à 13. Ci-dessous, cet ouvrage sera appelé simplement: Mother Teresa.
  2. , p. 15.
  3. Lettre addressée au Blagovijest (Magazine catholique de Skopje, ville natale de Mère Térésa.
  4. Lettre au P. Franjo Jambrekovic, SJ, le 8 février 1937. Mother Teresa, p. 20.
  5. 2 Corinthiens 11:4.
  6. Lettre à l’Archevêque Périer, 1er septembre 1959, Mother Teresa, p. 28.
  7. Lettre au Père Picachy, le 4 avril 1960, Mother Teresa, p. 29.
  8. Malcolm Muggeridge, Something Beautiful for God, (New York, Harper & Row, 1971), cité dans Mother Teresa, p. 14.
  9. Lettre aux Soeurs Missionnaires de la Charité, 24 avril 1996, Mother Teresa, p. 40.
  10. Lettre à ses collaborateurs, Noël 1996, ibid.
  11. Mother Teresa, p. 48. Les éléments soulignés correspondent aux propos tenus par “la Voix” dans le texte original.
  12. Lettre à l’Archevêque Périer, 3 décembre 1947, Mother Teresa, p. 98.
  13. , p.99.
  14. Esaïe 8:20.
  15. 2 Timothée 3:16.
  16. Commentaire de Brian Kolodiejchuck, “postulateur pour la canonisation de la Bienheureuse Téresa de Calcutta”: “La décision de l’Archevêque Périer ne se fondait pas sur les phénomènes extraordinaires que Mère Térésa avait connus, mais sur la profondeur de sa vie de prière, son obéissance et son zèle; il estimait aussi que son projet et sa règle apportaient une réponse concrète à un besoin essentiel de l’Église.” Mother Teresa, pp. 102-103.
  17. Lettre au P. Joseph Neuner, 16 octobre 1961. Mother Teresa, p. 222.
  18. Lettre au P. Joseph Neuner, 12 mai 1962. Mother Teresa, p. 232.
  19. 2 Corinthiens 4:6.
  20. Catéchisme de l’Eglise Catholique, Éd. Centurion/Cerf/Fleurus/Mame/Librairie Éditrice Vaticane, Paris, 1998, § 1477.
  21. Mother Teresa, pp. 138-139.
  22. Jérémie 17:9.
  23. Éphésiens 2:8,9.
  24. Esaïe 5:20.
  25. Matthieu 7:21.
  26. Jean 6:29.
  27. Luc 18:13.
  28. Romains 4:4,5.
  29. http://www.americancatholic.org/Features/Teresa/Teresa_Assisi.asp 15/10/200 7
  30. Mother Teresa. Citation tirée des Constitutions originales des Missionnaires de la Charité, rédigées par Mère Térésa, date non précisée, pp. 231,232.
  31. Catéchisme de l’Eglise Catholique, §1477. Caractères gras ajoutés.
  32. Esaïe 64:5: “Toute notre justice [est] comme un vêtement souillé”.
  33. Romains 4:4,5.
  34. Pour procéder à une canonisation, on réunit tous les éléments connus sur la personne concernée pour les faire examiner par les autorités compétentes. Les lettres et les documents que contient le livre Mother Teresa font partie de ces éléments.
  35. Lettre au Père Picachy, Septembre 1959, Mother Teresa, pp. 192,193.
  36. Actes 4:12.
  37. 1 Corinthiens 3:11.
  38. Lettre à l’Archevêque Périer, 7 novembre 1947, Mother Teresa, p.94. 39. http://circleofprayer.com/fatima-messages.html 3/11/0 7
  39. Jean 19:30.
  40. Hébreux 10:18.
  41. Journal, 28 février 1949, Mother Teresa, p. 134.
  42. Lettre à l’Archevêque Périer, 29 janvier 1958, Mother Teresa, p. 174.
  43. Jean 14:6: 8:31; 2 Thessaloniciens 2:7-10.
  44. Jean 14:17.
  45. Romains 8:9.
  46. 2 Thessaloniciens 2:16.
  47. Christian News, 11 novembre 1985, p. 17.
  48. Time Magazine, 4 décembre 1989, pp. 11, 13.
  49. Time Magazine, 13 janvier 1986.
  50. “Mother Teresa Touched Other Faiths”, Associated Press, 7 septembre 1997.
  51. Jean 7:24.
  52. Enregistrement d’une conversation téléphonique avec Bob Bush, 29 septembre 2007.
  53. Lettre au P. Joseph Neuner, 6 mars 1962, Mother Teresa, p. 1.
  54. Luc 1:79.
  55. Dixième anniversaire de la mort de Mère Térésa.
  56. “Mother Teresa and the Kidney Stone”, time.com/time/world/article/0,8599,1668857,00.html?xid 18/10/2007.
  57. Catéchisme, §§ 958 et 2683.
  58. Deutéronome 18:10.
  59. Jean 3:19.
  60. Jean 8:24.
  61. Jean 14:6.
  62. Apocalypse 20:14.
  63. 2 Thessaloniciens 1:7, 8.
  64. Genèse 2:17.
  65. Ézéchiel 18:20.
  66. Romains 6:23.
  67. 1 Pierre 1:18, 19.
  68. Matthieu 7:7-11.